Constat sur l’inclusion sociale aux États-Unis

Conférence plénière

Marc J. Tassé, Professeur de psychologie et de psychiatrie et Directeur, Centre Nisonger, The Ohio State University

Résumé:

Les lois fédérales, d’états et locales des États-Unis favorisent l’inclusion sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle. Malgré ces lois et nos efforts, il demeure qu’un bon nombre de personnes qui continuent de vivre dans de grandes ou de petites institutions regroupées sur des « campus », dans des immeubles ou de grandes maisons ségrégées.  Nous avons vu de grands avancements depuis une cinquantaine d’années sur le plan de l’inclusion sociale, mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir.  Certains diront même que nous avons perdu du momentum dans le mouvement vers l’inclusion sociale de toute personne ayant une déficience intellectuelle.

Les effets positifs de l’inclusion sociale sont bien documentés. Il est clair que les personnes vivant dans la communauté rapportent avoir plus de choix et de contrôle sur leur vie, un plus grand réseau d’ami(e)s, une meilleure satisfaction et une qualité de vie plus satisfaisante.

Dans cette présentation, nous effectuerons un court survol sur l’histoire de l’inclusion sociale aux États-Unis ainsi que les enjeux et défis d’accès aux soutiens favorisants l’inclusion sociale. Nous présenterons les gains en termes de désinstitutionnalisation et d’inclusion sociale des personnes ayant une déficience intellectuelle. Nous discuterons des défis qui restent à surmonter afin d’assurer une qualité de vie enviable pour les personnes ayant une déficience intellectuelle vivant dans la communauté de leur choix. Aux États-Unis nous avons encore un bon nombre de défis importants à surmonter, y compris des listes d’attentes pour l’obtention de services/soutiens dans la communauté, la sécurité financière, la sécurité alimentaire, l’accès aux soins de santé routiniers et spécialisés ainsi que la crainte de plusieurs familles face aux dangers potentiels que présente la communauté pour leur fils/fille ou fratrie ayant une déficience intellectuelle, y compris les risques d’être victime de violence, d’abus ou d’exploitation.